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Capitale de la Croix-Rouge

Lorsque Daniel s'est séparé de sa petite amie il y a un an et demi, il a réalisé que nombre de ses relations et amitiés étaient liées à cette relation. Avec la disparition de sa petite amie, une grande partie de sa vie sociale s'est effondrée. La solitude l'a envahi et il s'est retrouvé plongé dans un profond désarroi.

Ce n'était pourtant pas la première fois que Daniel ressentait la solitude. Déjà à l'école primaire, il avait éprouvé de la solitude lorsqu'il avait été mis à l'écart par ses camarades. Il est convaincu que ces expériences ont façonné son estime de soi et qu'elles ont influencé sa confiance en lui jusqu'à aujourd'hui.

Daniel avait déjà eu recours à Ventilen, un service destiné aux jeunes qui se sentent seuls. Fort de cette expérience, il savait qu'il existait des services similaires pour les personnes dans sa situation. Il a donc effectué une recherche sur Google avec les mots-clés « solitude » et « services » et a découvert Værket.

Être ensemble, c'est être seul

« Le plus difficile, c'est de l'admettre. Et ensuite, de franchir le pas et d'agir. Peu après ma rupture, j'ai réalisé que je me sentais seul. J'ai rapidement décidé que je ne voulais plus jamais ressentir ça. J'y ai réfléchi pendant deux semaines, puis je me suis inscrit », raconte Daniel.

Pendant un an, Daniel est allé à Le travailIl y rencontrait un groupe régulier de 10 à 12 personnes une fois par semaine. Lors de ces réunions, les participants découvraient différents outils, partageaient leurs expériences et discutaient de leurs situations personnelles. C’est alors que Daniel a compris que la solitude n’est pas une donnée figée.

« Nous parlons de solitude, de ce qu'est la solitude – nous utilisons différents outils pour améliorer nos compétences en conversation informelle – parfois nous parlons plus profondément et nous nous concentrons davantage sur une personne en particulier et sur les raisons de sa solitude – car elle est unique d'une personne à l'autre. »

Les bénévoles constituent une force motrice importante

Outre les 10 à 12 participants qui assistent aux séances, 3 à 4 bénévoles se relaient pour y participer. Ensemble, ils définissent le cadre des activités et veillent à ce que chacun puisse s'exprimer. Selon Daniel, le fait que ce soient des bénévoles qui animent les groupes de soutien est loin d'être anodin. Leur implication est différente de celle de personnes rémunérées, estime-t-il.

« Le fait que ce soient des bénévoles, ceux que nous rencontrons au sein de l'association, est important. Ils y sont impliqués personnellement, non pas parce qu'ils sont seuls, mais parce qu'ils y apportent leurs propres expériences et qu'ils le font par intérêt. »

La prise de conscience que tout va bien

Dans son travail, Daniel a trouvé un véritable esprit de communauté et a eu accès à d'excellents outils. Mais ce processus lui a aussi permis de comprendre qu'il est normal d'être soi-même. Désormais, il se sent en paix avec lui-même et ne se sent plus privé de rien.

« Premièrement, grâce à ce travail, je suis sorti de l'impasse dans laquelle je me trouvais. Deuxièmement, j'ai appris qu'il est important d'être seul de temps en temps. J'ai besoin de moments de solitude pour me ressourcer. Avoir quelques bons amis, c'est bien aussi. La qualité prime sur la quantité », dit-il.

Et Daniel parle ouvertement de sa solitude quand elle se manifeste.

« Je parle mieux de ma solitude et de ce que je ressens. Je suis plus moi-même. Au lieu de refouler mes problèmes, j'en parle ouvertement. Ceux à qui je l'ai confié l'ont bien pris. Mais je ne l'ai pas dit à tout le monde. À quelques personnes triées sur le volet », explique-t-il.

Invitez d'autres personnes à rejoindre la communauté

Fort de son expérience de la solitude, Daniel souhaite partager quelques conseils avisés. Il n'est pas toujours facile d'être en marge de la communauté. Il pense qu'il est important d'être plus attentif aux personnes qui n'osent pas demander l'aide des autres et de les inviter à s'intégrer.

« J’ai toujours eu du mal à rencontrer de nouvelles personnes, alors mon conseil est le suivant : si vous faites partie d’une communauté et que vous voyez des gens isolés, essayez d’être accueillants et invitez-les à se joindre à vous. Nous devrions tous être plus attentifs et veiller sur les autres membres de la communauté », dit-il.

Daniel raconte que de belles choses lui sont arrivées depuis qu'il a commencé à travailler il y a un an. Il a trouvé un nouvel emploi et une nouvelle petite amie. Il est épanoui et ne craint plus la solitude ; au contraire, il apprend à la vivre. Là où la solitude l'accablait autrefois, il voit maintenant clairement le soleil derrière les nuages. Et s'il a besoin de soutien, il sait que l'association est là pour lui.

« La solitude n’a pas disparu, je devrai vivre avec elle toute ma vie, mais maintenant j’ai les outils et j’ai travaillé sur moi-même. J’ai aussi cultivé mes relations. Et ce qui est bien avec le Travail, c’est qu’on peut y rester aussi longtemps qu’on le souhaite », conclut-il.

Aujourd'hui, Daniel travaille comme bénévole et aide des jeunes qui souffrent de solitude et qui se trouvent dans la même situation que lui il y a un an.

Ce travail consiste à créer une communauté pour les adultes solitaires.

FAITS CONCERNANT L'ŒUVRE

Il s'agit d'une communauté où l'on se réunit une fois par semaine, l'après-midi ou le soir, avec d'autres adultes âgés de 30 à 60 ans, et où des animateurs bénévoles encadrent les réunions. 


Vous intégrez un groupe où vous vous réunissez pour échanger des expériences et réaliser des exercices et des activités autour de différents thèmes.  


But de Le travail L’objectif est de créer une communauté sociale où, avec d’autres adultes, vous pourrez trouver des moyens de rompre la solitude. 


Chaque groupe du réseau peut comprendre jusqu'à 10 à 12 personnes, et chaque réseau compte 3 à 4 bénévoles associés.
Les réunions du groupe ont lieu tous les mardis dans des locaux situés à Frederiksberg. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la participation à un groupe Værket, veuillez nous contacter en utilisant les informations de contact ci-dessous. 

vaerket.rkh@rodekors.dk

38 33 64 00