« Personne ne naît seul, et personne ne mourra seul. »
Portrait de Birgitte Dalsgaard, bénévole au sein du service de veille de la Croix-Rouge dans la capitale.
Par Katrine Schwab Rolver
Birgitte Dalsgaard est bénévole au sein du service de veille de la Croix-Rouge. Et il y a une raison particulière à cela.
« Je ne crois pas qu'on doive mourir seul. À la naissance, il y a toujours des gens présents, il devrait en être de même à la mort. On parcourt seul son dernier chemin, mais je peux être là quand on franchit le portail et vous accompagner jusqu'à la mort. C'est ce qui est si important à mes yeux », déclare Birgitte Dalsgaard.
Les bénévoles du service de veille ont pour objectif d'apporter sécurité et sérénité aux proches en fin de vie. Forts de leur expérience dans l'accompagnement des personnes mourantes, ils souhaitent soulager la douleur des familles et les écouter.
En tant que bénévole de la veillée funèbre, vous pouvez être appelé(e) à intervenir dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les centres de soins palliatifs ou à domicile. Les bénévoles ne participent pas aux soins de la personne en fin de vie ; leur présence vise à assurer sa sécurité et celle de ses proches.
Que signifie être éveillé ?
Birgitte décrit son travail d'accompagnatrice de veillée comme « un travail consistant à offrir un espace aux mourants ».
« Vous restez assis auprès de la personne mourante. Souvent, le silence règne. Parfois, je tricote ou je lis, mais je ne consulte jamais mon téléphone. L'important, c'est d'être pleinement présent. D'être là et d'essayer de rassurer la personne mourante. De lui donner le sentiment qu'elle n'est pas seule. »
Birgitte n'a pas de formation médicale qui sous-tende son travail de veilleuse. Ce sont des expériences personnelles qui lui ont fait prendre conscience de l'importance d'être présent durant les derniers jours.
« Il y a quelques années, lorsque ma mère a été déclarée en phase terminale, j'ai été hospitalisée à ses côtés durant ses derniers jours. J'étais là chaque jour et je lui ai tenu la main jusqu'à son dernier souffle. C'était incroyablement beau et émouvant de l'accompagner dans cette dernière étape. J'aurais été très triste de manquer cela. Après coup, je me suis dit : « Si j'ai pu être aux côtés de ma mère dans ses derniers instants, alors je peux l'être pour chacun d'entre nous. » »
Birgitte fait partie du service de veille de la Croix-Rouge depuis 2022. La fréquence des gardes est flexible et dépend du temps disponible. Birgitte effectue généralement deux gardes de trois heures par mois.
L'une des principales motivations de Birgitte pour être une organisatrice de veillée funèbre réside dans l'importance d'être présent pour une autre personne dans ses derniers instants.
« Être témoin des derniers instants d'une personne est une expérience incroyablement enrichissante. Mais pénétrer dans son intimité et avoir un aperçu de sa vie l'est tout autant. Être présent lors d'un moment aussi intime que la fin de vie est un privilège et un honneur. Je crois que personne ne devrait mourir seul. Personne ne naît seul, et personne ne devrait mourir seul. Je peux contribuer à ce qu'ils partent plus sereinement. »
« En plus de sa valeur pour la personne mourante, elle a également une grande valeur pour le veilleur », explique Birgitte.
« Dans la société actuelle, où tout bourdonne sans cesse, où les téléphones portables ne nous quittent jamais, il peut être difficile de trouver la paix. Lorsqu'on est assis dans cette pièce auprès d'une personne mourante, on ressent une paix immense. Je dirais que c'est tout aussi précieux pour celui qui veille que pour le mourant. »
Ne serait-il pas difficile de se détacher à nouveau de cette expérience une fois votre service de veilleur terminé ?
« Certains jours sont plus difficiles que d'autres. J'ai eu une fois une mission très triste dans une maison de retraite. La personne mourante n'y était pas depuis longtemps. Elle n'avait presque rien, à part deux photos sur le rebord de la fenêtre : une pierre tombale et une vieille photo blanche. Il n'y avait aucune photo récente d'enfants ou de petits-enfants, rien qui puisse indiquer qu'elle avait des proches autour d'elle. C'était très triste et cela m'a beaucoup touchée. »
Mais la vigilance, c'est aussi connaître ses limites, explique Birgitte. Il n'est pas nécessaire d'intervenir et de tout régler immédiatement. Il suffit d'être présent.
« Je viens pour une dernière visite, et je ne ferai rien, je serai simplement là. Cela peut être difficile car, en tant qu'être humain, on a toujours envie d'agir, et dans une situation comme celle-ci, on se dit facilement « je dois faire quelque chose », mais ce n'est pas mon rôle. Le plus important pour moi, c'est d'être présent auprès de la personne mourante. C'est ma présence que je peux offrir. Je ne ferai rien, je serai là. »
Photo : Heidi Maxmilling
Souhaiteriez-vous devenir bénévole ?
Appelez-nous au 60 10 00 63
Le téléphone est ouvert :
Lundi de 17.00h20.00 à XNUMXhXNUMX
mercredi à 15.00 – 18.00
Jeudi de 15.00h18.00 à XNUMXhXNUMX
Vous pouvez également nous écrire à rkh.frivillig@rodekors.dk